Tu connais cette sensation ? Celle de voir ta publicité pour des produits bio atterrir à côté d’une vidéo sur l’élevage intensif.
Ou pire, ta pub pour des jouets pour enfants voisinant avec du contenu… disons, réservé aux plus de 18 ans.
Bonne nouvelle : Meta vient (ENFIN) d’élargir ses options de contrôle publicitaire.
Mais ne sortons pas les cotillons tout de suite…
Les listes de blocage : le Graal des annonceurs paranoïaques
Si tu es marketeur, tu rêves certainement de contrôler exactement où s’affichent tes précieuses publicités sur Facebook et Instagram.
Eh bien, réjouis-toi (mais pas trop) !
Meta étend son support pour les fameuses “blocklists” fournies par des experts du contrôle publicitaire.

Après une timide expérimentation avec Integral Ad Science (IAS), voilà que DoubleVerify et Zefr rejoignent la partie.
Ces partenaires vont t’aider à filtrer les contenus que tu veux éviter.
Traduction : tes annonces ne devraient plus apparaître entre une vidéo de hamsters et un reportage sur le cannibalisme.
Mais attention, si Meta te vend ça comme une avancée révolutionnaire (le mot est trop fort, je sais !), c’est surtout pour tenter de rattraper son retard face à d’autres plateformes qui, elles, ont déjà compris que les annonceurs n’aiment pas jouer à la roulette russe avec leur image de marque.
Comment ça marche ? (PS : c’est pas aussi simple qu’on le croit)
Le processus en trois étapes (ou comment compliquer un truc simple) :
- Choisis ton partenaire parmi les trois nouveaux gourous du filtrage : IAS, DoubleVerify ou Zefr.
- Définis tes critères de blocage avec eux (oui, ça veut dire encore plus de paperasse et d’interlocuteurs à gérer… Amusant, non ?).
- Applique ces listes aux Feeds et Reels de Facebook et Instagram.

Mais voici le twist : Meta se lave élégamment les mains de tout ça.
Toutes les décisions sont prises entre toi et ton partenaire.
Comme ça, si une pub apparaît quand même dans un endroit douteux, Meta pourra dire “C’est pas nous, c’est eux !” Malin, non ?
Ce que Meta ne te dit pas (mais que tu aurais deviné)
Ces blocklists doivent respecter la politique de Meta contre la discrimination.
En clair : tu ne peux pas bloquer des catégories protégées comme l’origine ethnique ou l’orientation sexuelle (et franchement, c’est tant mieux !).
Mais honnêtement : entre ce qui est techniquement possible et ce qui est éthiquement correct, il y a une grande zone grise.
Et sur ce point, Meta préfère rester aussi vague qu’un horoscope de mauvaise qualité.
Les autres outils que Meta teste (sans trop en parler)
Désactiver les commentaires : le fantasme des community managers
Si tu as déjà lancé une campagne “légèrement” polémique (on sait que ça arrive), tu as sans doute rêvé de pouvoir fermer les commentaires avant qu’ils ne tournent au pugilat.
Meta teste justement cette option pour les “périodes de grande sensibilité” – autrement dit, quand ça dégénère.
Mais bien sûr, seuls “quelques annonceurs triés sur le volet” y ont accès.
Les petits, continuez de galérer en attendant votre tour !
Bloquer certains éditeurs : de l’exclusivité Instagram à Facebook
Jusqu’à présent, tu pouvais déjà empêcher tes pubs d’apparaître sur certains comptes Instagram.
Meta te fait désormais le même cadeau sur Facebook.

Tu pourras créer une liste d’éditeurs indésirables… sauf que, comme toujours, la fonctionnalité est en “phase de test”.
Comprendre : elle arrivera peut-être pour tout le monde… un jour…
Les vraies questions qu’on devrait poser
Derrière ces grandes annonces aux airs de miracle, il y a quand même quelques interrogations gênantes :
- Ces outils ne prouvent-ils pas simplement que l’algorithme de Meta est incapable de bien placer les publicités tout seul ?
- Pourquoi passer par des partenaires tiers ? Ne serait-ce pas un moyen pour Meta de se débarrasser de toute responsabilité ?
- Et surtout : ça coûte combien ? Aucune source officielle ne mentionne les tarifs, mais soyons sérieux : un service gratuit chez Meta ? Allons, on n’est pas des pigeons…
Ce que j’en pense : l’envers du décor des nouvelles “avancées” de Meta
Ces nouvelles options sont une amélioration pour les annonceurs soucieux de leur image.
Mais franchement, Meta aurait pu proposer ça depuis des années.
Et puis, comme toujours, ce sont les grandes marques qui tireront parti de ces outils, pendant que les PME et les petits annonceurs resteront coincés avec les algorithmes de placement aléatoires.
En clair : c’est une avancée, mais pas pour tout le monde.
Et surtout, Meta garde la main sur le jeu.
Comme toujours…
Alors, ces “nouveautés” vont-elles vraiment transformer tes campagnes ?
À toi de juger.
Et tant qu’à faire, partage cet article avec tes collègues annonceurs, histoire qu’ils sachent à quoi s’attendre… ou qu’ils apprennent à râler avec plus d’arguments !